Il y aura une pratique de confinement barricadé cette semaine à l'école secondaire Émilien-Frenette, de Saint-Jérôme.
Selon le Centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord (CSSRDN), ces exercices ont été remis à l'ordre du jour cette année, alors qu'il y en a eu très peu au cours des dernières années.
C'est le Service de police de la ville de Saint-Jérôme (SPVSJ) qui organise ces exercices sur l'ensemble du territoire, à partir du Plan de réponse pour des établissements sécuritaires (PRÈS), élaboré par la Sûreté du Québec.
L'objectif est de préparer les élèves et le personnel scolaire à réagir adéquatement à une situation de menace.
Tout comme les exercices d'évacuation en cas d'incendie, ils permettent de développer de bons réflexes de protection.
Selon la nature du danger, il peut être nécessaire d'évacuer ou, au contraire, de demeurer à l'intérieur et de se mettre à l'abri.
Bien qu'aucune obligation légale n'impose la tenue de ces exercices, le CSSRDN a choisi de les réaliser en présence des élèves, dans un contexte encadré et sécurisant.
Surprise!
Selon Mélanie Beauchamp, policière aux relations communautaires du SPVSJ, le service tente d'amener les écoles à adhérer à une formule de visites surprises, plutôt que d'annoncer précisément la date et l'heure en amont. Bien que cette pratique puisse générer de l'anxiété tant chez le personnel que les élèves, madame Beauchamp soutient qu'il est essentiel de migrer vers cette façon de faire.
Si une menace se présente dans une de nos écoles, elle ne va pas aviser (l'école) qu'elle s'en vient commettre un crime. On a décidé, cette année, de dire que ce sera dans la semaine de (...) mais on ne précisera pas la date et l'heure.
Toujours selon madame Beauchamp, plus on fait l'exercice, plus le sentiment d'anxiété diminue, puisque les bons réflexes se développent plus encore, d'une fois à l'autre.
Faire d'une pierre, deux coups
Le SPVSJ profite de ces exercices de confinement barricadé pour que certains patrouilleurs qui y participent se familiarisent avec les lieux, ce qui pourrait s'avérer utile dans le cas d'une menace réelle.
Une fois le confinement déclenché par message à l'intercom, où on précise qu'il s'agit d'une pratique, les policiers se déploient dans l'école.
On vérifie que les portent soient bien fermées et barrées, les rideaux fermés, les bureaux soulevés dans un coin de la classe afin de faire office de bouclier et que les lumières soient fermées.
Ces gestes permettent à la fois de libérer les corridors, et ainsi permettre aux policiers de neutraliser la menace le plus rapidement possible, mais aussi, de limiter le nombre de victimes potentielles.
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