La Ville de Sainte-Adèle a reçu une poursuite de 79 millions $ intentée par le promoteur du secteur du Chantecler.
Ce montant représente 1,8 fois le budget total de la municipalité.
Bien qu'autorisé à construire dans certains secteurs de l'ancien hôtel, le promoteur accuse la Ville d'expropriation déguisée pour le reste du terrain.
La mairesse Nadine Brière a indiqué sur ses réseaux sociaux que la Ville considère cette démarche comme une poursuite-bâillon.
Elle ajoute qu'aucun propriétaire ne devrait s'attendre à obtenir un chèque à blanc, alors que l'aménagement et le développement du territoire sont faits de manière stratégique ainsi que dans le respect des règlements en place.
« Nous sommes extrêmement déçus du dépôt de cette poursuite bâillon par le promoteur du secteur du Chantecler. Les élus municipaux ont la responsabilité de prendre des décisions dans l'intérêt de l'ensemble de la population et d'appliquer les mêmes règles à tous les propriétaires fonciers, sans exception. La Ville ne peut accorder un traitement particulier à un projet, quelle que soit son ampleur ou l'importance que lui attribue son promoteur. Notre devoir est de planifier le développement de Sainte-Adèle de façon responsable, en conciliant les droits des propriétaires, la protection de notre patrimoine naturel et la qualité de vie de nos citoyens. C'est cette responsabilité que nous continuerons d'assumer et de défendre. »
Sainte-Adèle compte se défendre devant les tribunaux afin d'assurer un développement responsable et de protéger l'environnement.
Le secteur du Chantecler est d'ailleurs considéré comme l'un des plus importants territoires pour le développement de Sainte-Adèle, avec notamment sa superficie de 492 hectares.
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