La mairesse de Mirabel, Roxanne Therrien, demande au gouvernement du Canada d'inclure le site aéroportuaire de Mirabel dans le tracé du train à grande vitesse Québec-Toronto.
Elle a rallié plus d’une quarantaine d’élus municipaux, de dirigeants d’entreprises et d’institutions d’enseignement des régions des Laurentides et de Lanaudière dans cette démarche, qui culmine en une déclaration signée.
Cela bien entendu dans la perspective où le projet de TGV passe à Mirabel.
Les signataires de la Déclaration d’appui à la résolution de la Ville de Mirabel demandent au gouvernement du Canada de présenter un corridor d'étude comprenant le site aéroportuaire de Mirabel, ce qui permettra de réduire au minimum l'impact sur les zones résidentielles et agricoles et prévoir d'utiliser en priorité les terres fédérales acquises dans le cadre de la construction de l'aéroport de Mirabel.
On demande également l’implantation d'une gare sur le site qui desservirait efficacement l'ensemble des communautés des régions des Laurentides et de Lanaudière.
J’ai l’appui de mes pairs dans cette coalition régionale. Ensemble, nous représentons près de 80 % de la population des Laurentides et si le TGV passe à Mirabel, nous réclamons l'implantation d'une gare TGV sur le site de YMX Aérocité internationale de Mirabel, le 3ᵉ pôle aéronautique en importance au monde », a soutenu la mairesse Roxanne Therrien. Elle rappelle également que « des entreprises de calibre mondial ont choisi Mirabel : Airbus, Pratt & Whitney, Safran, Bell Flight, Avianor, L3-Harris. Les Laurentides abritent aussi de nombreuses entreprises manufacturières, logistiques et de transport dont les employés utiliseraient le TGV. Ces entreprises font circuler quotidiennement des talents, des gestionnaires et des experts entre Québec, Montréal et Toronto — sans infrastructure ferroviaire à leur mesure. Une gare TGV changerait cela du tout au tout.
Selon la mairesse, le site aéroportuaire de Mirabel répond de manière exemplaire aux cinq critères établis par Alto pour l'élaboration du tracé du TGV.
Critère technique
L'emprise des routes numérotées et les terres fédérales du site aéroportuaire offrent l’option d’un tracé droit optimal, sans passages à niveau, garantissant la performance et la sécurité du train à grande vitesse.
Critère environnemental
Un arrêt à Mirabel desservirait directement un grand bassin de population des Laurentides et de Lanaudière, réduisant les émissions de GES en évitant les déplacements vers Montréal.
Critère social
L'utilisation des terres fédérales existantes éviterait de nouvelles expropriations traumatisantes et constituerait un geste réparateur envers les 1 700 familles mirabelloises expropriées en 1969.
Critère urbanistique
Suivant le modèle européen éprouvé (Paris-CDG, Frankfurt, Amsterdam), YMX est une infrastructure existante disposant de l'espace nécessaire pour accueillir une gare moderne, avec facilité d'accès et vastes stationnements.
Critère financier
L'utilisation des terres fédérales réduit considérablement les coûts d'acquisition, tout en desservant une population en forte croissance sur la Rive-Nord.
Toujours selon l'administration, avec 289 hectares de terrains fédéraux vacants, déjà viabilisés, Mirabel offre une capacité d’accueil sans équivalent pour ancrer les investissements annoncés par Ottawa en défense et en innovation.
Un arrêt TGV accélérerait l’attraction de talents, d’investisseurs et de partenaires internationaux, tout en consolidant le positionnement stratégique du Canada dans les chaînes de valeur mondiales de l’aérospatiale et de la défense.
Un geste réparateur attendu
Mme Therrien rappelle que 1 700 familles ont été expropriées en 1969 pour la construction de l'aéroport, qui n'a jamais connu l'essor promis en raison de l'absence de liaison ferroviaire rapide. Un arrêt TGV à Mirabel représenterait une forme de reconnaissance historique et démontrerait que le gouvernement fédéral a tiré les leçons du passé.
Il est temps d'utiliser à son plein potentiel le site aéroportuaire pour lequel des milliers de citoyens ont sacrifié leurs terres.
Les signataires affirment leur engagement à collaborer avec le gouvernement fédéral et Alto pour faire de cette vision une réalité.
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