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Dépistage des drogues dans les Laurentides : Chassin fait pression sur le ministère de la Santé

Dépistage des drogues dans les Laurentides : Chassin fait pression sur le ministère de la Santé
Image Cogeco Média / Cogeco Média

Le député de St-Jérôme Youri Chassin fait pression sur le ministère de la Santé afin que la Clinique Santé Amitié (CSA) retrouve son financement pour son programme de dépistage des drogues.

La clinique du centre-ville de St-Jérôme, dirigée par le Dr Jean Robert, a réussi à bâtir une base de données unique sur ce que contiennent les drogues de rue circulant dans les Laurentides après avoir fait parvenir près de 2700 échantillons d’urine au Centre de toxicologie du Québec.

Mais voilà que depuis août dernier, ces analyses qui permettaient d'alerter les consommateurs et de prévenir les surdoses ne sont plus gratuites.

Une décision qui a été prise après que la santé publique des Laurentides, questionnée sur la pertinence de ces tests, ait recommandé à Québec de ne plus systématiquement les rembourser.

« Le coût de ces analyses est très élevé et a été assumé jusqu'ici par le réseau, alors que nous n'avons jamais reçu de financement pour soutenir le programme du CSA, car aucune entente n’a jamais été conclue avec nous pour procéder à ces dépistages systématiques. Financer ces activités nous obligerait donc à cesser d'autres activités de prévention. Les instances nationales n'ont toujours pas donné d'orientation quant aux meilleures pratiques en matière de dépistage systématique de substances dans les drogues. Des projets de recherche sont présentement en cours d'élaboration. »
Julie Lemieux-Côté, porte-parole de la direction de santé publique des Laurentides

La santé publique, qui travaille avec le CSA à mettre en place un plan d'action en toxicomanie, avoue toutefois qu'il est presque impensable de connaître ce qui se consomme dans les Laurentides.

« Ce serait un objectif extrêmement difficile à atteindre qui pourrait même créer un faux sentiment de sécurité chez le consommateur de drogues qui baisserait sa vigilance. La littérature démontre bien que nous devons toujours favoriser l'adoption de comportements sécuritaires chez les consommateurs soit : ne pas consommer seul, ne pas consommer tous en même temps, diminuer la dose et avoir accès à la naloxone en cas de surdose. Malgré l'information intéressante sur le portrait des drogues de rue obtenu par les analyses du CSA, Il s’agira toujours d'une photo à un moment donné qui ne peut garantir la sécurité des autres usagers. Toute drogue comporte des risques. »
Julie Lemieux-Côté, porte-parole de la direction de santé publique des Laurentides

Mardi dernier, Youri Chassin a écrit aux gens impliqués dans le dossier au ministère de la Santé et à sa collègue ministre responsable des Laurentides, Sylvie D'Amours, pour leur rappeler l’importance de maintenir le programme de la Clinique Santé Amitié alors que la toxicomanie est un problème majeur.

Le député considère qu'il est utile aux groupes communautaires, aux policiers et aux travailleurs de rue et reconnaît également que l'expertise de l'établissement est basée sur l'équipe du Dr Robert ainsi que sur le lien de confiance avec les utilisateurs, qui sont nombreux à se sentir abandonnés par le réseau de la santé.

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