Le syndicat CSN se réjouit de la décision récente du Tribunal administratif du travail rendue mercredi dernier.
La juge Myriam Bédard a rejeté la demande de l'employeur, qui demandait à ce que les paramédics, en grève depuis juillet 2025, reprennent la supervision des stages, mise sur pause depuis le début des moyens de pression.
Danny Leggo Beaudoin est le président du syndicat des paramédics Laurentides-Lanaudière affilié à la CSN.
Il soutient que cette décision est une victoire, alors que la supervision des stages est un levier majeur dans les négociations qui s'éternisent avec l'employeur.
Selon monsieur Leggo Beaudoin, le conflit de travail doit être réglé à la mi-avril au plus tard pour espérer respecter la période habituelle d'embauche au cours de l'été.
Rappelons que les conditions de travail et le salaire des paramédics rendent ardue la rétention de personnel.
À notre micro, monsieur Leggo Beaudoin rappelle que l'an dernier, le SPLL a réalisé des embauches record, mais que le personnel ne reste pas en poste. Un récent sondage mené pour le compte de la CSN dévoilait que seulement 17% d'entre eux considèrent être encore en poste dans 5 ans.
Résultat pour l'an dernier: 14 000 heures n'ont pas été livrées en 2025.
Si la décision de ne pas superviser les stages pourrait retarder l'entrée en poste de sang neuf, monsieur Leggo Beaudoin assure que cela n'affecte pas la qualité du service offert au citoyen. Ce sont les paramédics en poste actuellement qui en subiront les conséquences, en voyant notamment leurs demandes de congés, ou de vacances, être refusées.
Le temps presse, cependant, afin de garantir l'embauche d'une relève dont on a cruellement besoin dans les Laurentides.
Si les parties négocient de bonne foi, comme l'impose l'article 53 du Code du travail, le conflit pourrait se régler dans les délais permettant la reprise des stages dans les délais qui rendraient possible l'embauche des finissants au cours de l'été.
La dernière rencontre de négociations s'est tenue le 26 février dernier, après quoi, devant l'impasse, le conciliateur aurait demandé aux parties impliquées de retourner consulter leurs organisation, et collègues, afin de trouver des terrains d'ententes.
Quant aux stages avortés, monsieur Leggo Beaudoin soutient que la décision de ne plus superviser les stages a été annoncée à l'employeur au moment d'entrer en grève, en juillet dernier. Il soutient que l'employeur, ou le gouvernement, auraient pu trouver des solutions afin d'éviter la situation qui est actuellement vécue.
Rappelons que les paramédics sont sans contrat de travail depuis avril 2023, et n'ont reçu aucune augmentation salariale depuis avril 2022.
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